Mesdames et messieurs l’autobus est arrivé en 1984, oui en retard, mais tout de même. Le concept de ‘open data’ gouvernement pour une gouvernance plus transparente me fait frémir, je crois que si on se base sur les paroles du PM de l’Angleterre, le concept de données ouvertes à tous, on peut entrevoir que l’idée des données libres de toutes contraintes devrait améliorer simplement la vie.Qu’en est-il vraiment? Est-ce que vraiment nous pouvons croire dans une version 2.0 d’un gouvernement revu et amélioré? Vraiment? Est-ce que les zones défavorisées sont mises à l’écart au profit des zones mieux évaluées, les zones plus sensibles au niveau de la criminalité seraient délaissées créant des phénomènes de ghetto encore plus puissant qu’auparavant. Les médecins évalués par leur patients est-ce vraiment la société que nous voulons ou le jugement de tous et chacun est remis en question sur le bon vouloir de personnes étant néophytes ou même ignares dans certains domaines. Est-ce que l’idée de mettre vos enfants à une école plus performante vous plait? suffit d’aller comparer sur le net entre les écoles, mais les écoles moins bien cotées ne pourrons plus compter sur les subventions gouvernementales et on pourra assister à un phénomène propre au États-Unis qui s’appelle le ‘no child left behind act’ ou un test standardisé montre quelles écoles ont besoin d’aide financières, cependant ces tests sont souvent manipulés pour faire dire un peu n’importe quoi par exemple au mississipi le test à volontairement été baissé au niveau de lecture parce que ce coins des États-unis avait une réputation de fort taux d’analphabètes.
Ce concept semble bien sur papier, mais est-ce que c’est le ‘deal’ du siècle tant vanté par les gouvernements? À voir.
J’ajoute le lien vers la vidéo « PM de l’Angleterre » pour qu’on puisse continuer la conversation en ayant sous la main la source de ce qui a fait réagir Monsieur Lambert…
« PM on Government Transparency », Opening Up Public Services event at the Institute for Government, London. 7 July 2011, http://www.youtube.com/watch?v=tQTt4l2Qmd4
À mon humble avis, sous ces airs d’apparente transparence se cache peut-être la volonté de contrôler davantage la population. En effet, le gouvernement montrera ce qu’il voudra bien montrer (son visage d’ange?) et passera le reste sous silence. C’est comme un contrat implicite entre la population et le gouvernement. En acceptant l’Open Data, la population accepte de ne pas s’intéresser aux choses que le gouvernement ne lui montrera pas. De plus, la nature des informations divulguées par l’Open Data reste encore à déterminer, sont-ce réellement des informations d’une importance majeure? La population saura-t-elle les interpréter comme il se doit, en d’autres termes, les masses décoderont-elles le une communication gouvernementale de type administratif et technique? L’information est-elle véritablement accessible à tous par d’autres moyens que l’Internet?
De plus, l’une des réussites majeures de l’Open Data serait de faire parler «la grande muette», l’armée, ainsi que les services de sécurité intérieure, sur leurs activités d’hier et d’aujourd’hui. L’on peut comprendre que certains pans des activités des forces de l’ordre puissent rester secrets par mesure de sécurité publique, mais il serait temps que la grande muette communique davantage sur ses actions, car les corps militaires et policiers sont les bras armés des actions politiques. La population n’a jamais réellement évalué l’armée, les médias le font pour nous. On ne peut faire croire à une transparence de la gouvernance nationale sans être un minimum transparent sur l’armée qui est censée représenter la population. Quel budget pour quelles actions, combien de morts – car nos «forces» en font bien -, quelles motivations, quelles retombées? L’Open Data osera-t-il briser les tabous où est-ce une nouveauté garantissant la continuité?
Je peux comprendre les inquiétudes que vous avez par rapport à une telle politique et je dois avouer que je partage votre opinion en ce qui concerne les répercutions négatives que cela pourrait avoir d’un point de vu social. Toute fois, je choisis de croire,peut être par excès de naïveté, que ces actions partent de bonnes intentions.
Si le gouvernement est capable à partir de données géographiques publique de montrer les zones où se trouvent les meilleures écoles , les hôpitaux offrants les meilleurs services, les zones avec les plus bas taux de criminalités, cela permettra aux citoyens de savoir si le gouvernement fait bien son travail, en ce qui à trait sa capacité de pallier aux problèmes et inégalités reflétés à travers les données publiques. Ainsi quand on remarque que dans une zone donnée les hôpitaux, les écoles sont moins efficaces que d’autres de différentes zone, des actions peuvent être prises pour pallier à ce phénomène de disparité. De plus les subventions accordées se feraient de façon plus équitable, puisque tout le monde serait en mesure de savoir quelle école, hôpital, quartier à besoin d’attention particulière.
Pour ce qui est de L’armée ou de la police, le sujet est très délicat. Qu’on veuille l’admettre ou non, il faut toujours quelqu’un pour faire le sale boulot et porter le chapeau. Ajoutons à cela que certaines de ces institutions sont appelées à prendre des décisions non éthiques et amorales pour le bien être du plus grands nombre , mais qui font tout de même des dommages collatéraux important.